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24 janvier 2012 par Hubert Goisque
Quelques extraits d'ouvrages pour vous donner (peut-être) envie d'aller plus loin...
La vie interdite, Didier van Cauwelaert - Ed. Albin Michel
"Je m'appelais Jacques Lormeau, 64 avenue des Thermes à Aix-les-Bains, j'avais trente-quatre ans, j'étais quincaillier. Je suis mort à sept heures du matin. Il est huit heures vingt-huit sur l'écran du radio-réveil, et personne ne s'en est encore rendu compte.
Que deviennent les souvenirs, les désirs, la joie de vivre et la lucidité, lorsqu'on a quitté son corps ? Spectateur du chagrin de ses proches, du vide qu'il laisse de la comédie de ses obsèques, tour à tour angoissé, amusé, révolté, Jacques Lormeau commence à comprendre les autres au moment où il ne peut plus rien pour eux
Comment parvenir à se faire entendre, à se glisser dans les pensées de la femme qu'on aime, dans les rêves de son fils, à terminer son oeuvre sur terre ? Comment échapper aux indésirables qui vous retiennent avec leurs prières, leurs rancunes, leurs fantasmes ? Faut-il chercher l'entrée d'un Paradis ou la recette de la réincarnation ? Peut-on traverser l'espace et le temps à la poursuite de la vie qu'on n'a pas osé vivre ?"
Le dernier des Camondo, Pierre Assouline - Ed. Folio
"Issu d'une illustre et richissime famille de banquiers levantins installés en France à la fin du Second Empire, le comte Moïse de Camondo (1860-1935) était l'homme d'un milieu, celui de l'aristocratie juive parisienne, où se cotoyaient les Rotschild et les Pereire, les Fould et les Cahen d'Anvers, toute une société échappée des pages de Proust.
La saga des Camondo, de l'Inquisition espagnole au génocide nazi en passant par le ghetto de Venise et les palais de Constantinople, n'est pas seulement un récit historique retraçant l'épopée de ces grands seigneurs séfarades. C'est aussi une méditation sur la solitude d'un homme abandonné par sa femme, inconsolé de la mort de son fils, qui consacra sa vie et sa fortune à reconstituer au coeur de la plaine Monceau une demeure aristocratique du XVIIIe siècle, laissant à la France le plus éclatant témoignage d'un monde disparu et transmettant malgré tout le nom des siens à la postérité."
C'est une chose étrange à la fin que le monde, Jean d'Ormesson - Ed. Robert Laffont
"Après tant de tours et de détours, par Socrate et par Alcibiade, par Spinoza, par Chateaubriand, par l'évidence et par la stupeur, après tant d'incertitudes et de contradictions, nous voilà au coeur du problème.
Le coeur du problème, c'est de savoir - ou plutôt de deviner, d'imaginer, de jouer à pile ou face, de décider à l'aveugle - si toute vie est absurde ou si le monde a un sens."